Les chroniques d'Esméralda
16. Cette fois, ça y est !
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Et puis leurs petits corps nerveux sont couverts d'un poil doux et soyeux, bien plus que les légendaires agneaux, qui ne sont en fait ni très blancs ni très doux. À vrai dire, le lainage crépu d'un agneau nouveau-né rappellerait davantage la sensation d'un gant de crin. |
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Samedi, Lolo est venue avec sa maman, juste à temps pour assister à la mise bas de Molly. Elle a suivi ça avec un mélange de fascination et de répulsion, en alternance: "Pouache, c'est dégueulasse!" |
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Comme on connaît le tempérament rétif de Molly, vous comprenez que ceci ne fut pas évident. La pauvre chèvre fut confinée dans une stalle construite à la hâte pour cet usage. Et puis petit à petit, elle se résigna à nos soins et se mit à coopérer. Nous avons développé une méthode plus douce pour la tenir tranquille: je la monte à califourchon pour qu'elle reste en place, tandis que France récolte le lait. (Nous avons beaucoup de plaisir!) Trois jours plus tard, nous réussissons à la traire suffisamment pour nourrir ensuite la petite au biberon avec le lait de sa mère. Molly accepte même de se laisser téter directement, avec un peu d'aide, lorsqu'on la garde attachée devant son plat de moulée. Nous avons bon espoir qu'elle allaitera spontanément son bébé dans les jours qui viennent. |
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Et la grippe aviaire ? |
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François Belpaire,
artiste peintre et graveur
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