Le projet d'y joindre quelques lapins est à l'étude pour
l'instant: nous sommes à la retraite, après tout !
Et puis tout redevient simple, en fin de compte : à mesure que les bêtes
s'habituent à la présence des autres, le sens du troupeau -- ou de la basse-cour,
c'est selon -- s'installe et chacun vit et laisse vivre en se poussaillant un peu.
Le temps est beau, l'herbe pousse et j'ai pu installer ma clôture électrique,
de sorte que les bêtes peuvent aller brouter à leur guise autour de l'enclos
d'hiver. Mais pour assurer la rotation du pâturage, il faut déplacer la
clôture à chaque semaine...
Chronique vétérinaire (suite)
Coco le bouc a des croûtes sur la peau. On l'a traité d'abord pour
la gale (par injection), mais ça semble plutôt être la teigne, selon
la vétérinaire qui est venue constater. Il faut lui administrer un shampooing
médicamenté deux fois par semaine. Heureusement qu'on a de grands éviers
à lessive au sous-sol, idéal pour donner un bain au chien ou à un
(petit) bouc. Heureusement aussi que le mal ne s'est pas (encore) répandu dans
le troupeau. Je nous vois mal donner un bain à Matante Robéa, avec sa toison
de quatre pouces d'épaisseur. Heureusement enfin que c'est un mal qui ne survit
pas aux bons rayons de soleil de l'été, et l'été s'en vient,
c'est sûr maintenant.
La femme qui plantait des arbres
Pendant ce temps, France continue son oeuvre de subversion écologique. Suivant
l'exemple d'Elzéar Bouffier, elle enfouit des glands de Quercus macrocarpa
dans les terrains inoccupés, des tiges de saules à chatons sur les berges
fraîchement dégarnies du ruisseau Bretteur, des pousses de tilleuls d'Amérique,
de mélèzes ou de saules pleureurs aussi loin que porte notre horizon. Nous
projetons aussi de transplanter quelques pieds de fougères à l'autruche
dans un marécage voisin, de façon à assurer notre provision de têtes
de violons pour les printemps à venir.
Joyeux printemps à tous !
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